La Voix de Dieu
Mais d’où viennent nos pensées ? Nous avons constamment des pensées dans la tête, mais comment sont-elles fabriquées ?
Note : les termes soulignés et en gras sont définis dans le lexique divin. Vous serez surpris de voir que certaines définitions ne correspondent en rien à votre conception actuelle.
Tout d’abord il semble important de différencier deux types de pensées. Le premier, ce sont les pensées qui sont issues de nos réflexions. Quand nous sommes en train de réfléchir à un sujet, nous « pensons » à ce sujet et nos pensées suivent le fil de notre réflexion. Si je suis en train de penser qu’il faut aller faire les courses par exemple, je vais penser à ce qu’il faut acheter, à quelle heure je vais y aller, etc. Même si je ne sais pas vraiment comment fonctionne la « fabrique à pensées », à ce moment là, j’ai l’impression que c’est moi qui suis à l’origine de mes pensées, qui les fabriquent dans ma tête au gré de mon cheminement intellectuel.
Le second type de pensées, ce sont les pensées qui « surgissent » alors que je ne suis pas en train de réfléchir à quelque chose de particulier. Cela arrive tout le temps dans la journée. Cela arrive aussi le matin alors que je suis juste en train de me réveiller, mais pas encore suffisamment réveillé pour avoir entrepris consciemment une réflexion sur un sujet défini ou encore le soir au moment de m’endormir. Dans ces moments là, comme dans les moments de « rêverie » éveillée, les pensées semblent surgir du néant sans raison apparente. Mais d’où viennent-elles ? Qui les fabriquent ?
Ce qui semble certain, c’est que nous ne les fabriquons de manière volontaire ou consciente. Contrairement au premier type de pensées que nous fabriquons volontairement parce que nous avons décidé de réfléchir à un sujet, les pensées qui surgissent semblent répondre à un schéma aléatoire ou inconscient.
Nous avons peut-être en nous une chaîne de fabrication de pensées inconsciente. Inconsciente dans le sens ou nous ne nous rendons pas compte du fonctionnement de ce « programme » et dans le sens où nous n’avons aucune maîtrise consciente sur son fonctionnement.
On pourrait imaginer que ce programme de production de pensées utilise notre mémoire, nos souvenirs, nos émotions du moment, nos préoccupations du moment, ce qui nous passe sous les yeux, ce que l’on entend sur le moment, peut-être aussi ce qu’il y a dans notre inconscient et peut-être bien d’autres choses encore pour nous concocter, via une combinatoire dont nous n’avons aucune idée, des pensées qui surgissent dans nos têtes.
Même si la production de pensées répond à un fonctionnement inconscient, il paraît assez probable que malgré tout, je sois à l’origine de mes pensées. Je n’ai pas l’impression de « capter » les pensées du voisin.
Et pourtant, les choses ne sont peut-être pas aussi évidentes. Par exemple, quand je reçois une synchronicité divine infinie, il se passe en moi deux manifestations distinctes et synchrones : je reçois une pensée et mes yeux se posent sur un message associé à cette pensée. Dans ce cas précis, c’est Dieu (via ses anges probablement) qui m’envoie cette pensée en même temps que le message associé. Il est donc possible que certaine de mes pensées ne viennent pas de moi, mais de Dieu. C’est plutôt sympa de se dire que je peux « recevoir » des pensées de Dieu car Dieu est bienveillant envers moi. A la rigueur, même si je ne suis pas capable de différencier mes pensées de celles qui viennent de Dieu, cela ne m’inquiète pas plus que ça, il n’y a pas péril en la demeure.
Mais si Dieu, via ses anges, peut m’envoyer des pensées pour me guider ou pour m’aider, est-ce que le Diable, qui est très probablement un ange déchu, ne pourrait pas lui aussi m’envoyer des pensées, non pas pour me guider ce coup-là, mais plutôt pour me perdre… ?
Là, ça complique singulièrement la donne. Je me rend compte que finalement, mes pensées peuvent avoir trois origines : mon inconscient, Dieu ou le Diable. Et que le plus grave, c’est que jusque là, je n’ai jamais fait attention à l’origine de mes pensées et donc il est plus que probable que j’ai fait miennes des pensées qui venaient de Dieu comme des pensées qui venaient du Diable…
Heureusement, nous ne parlons que des pensées qui « surgissent » de nulle part, nous ne parlons pas des pensées qui viennent de mes réflexions. Il me reste donc ce territoire qui reste sûr ! Sauf que pendant mes réflexions, à côté de mes pensées « réfléchies », peut jaillir à chaque instant, une nouvelle idée ou une intuition qui elles ne semblent pas du tout suivre le cours « maîtrisé » de ma logique. Il y a donc, au milieu de mes réflexions, de temps en temps des pensées qui surgissent de nulle part et donc dont l’origine peut-être mise à caution… Et en général, ces intuitions ou nouvelles idées ont un impact sur le cours de mes réflexions…
Mes réflexions, il ne me reste plus que ça… au moins sont-elles bien à moi ? Oui, elles sont à moi ! Mais à quel moi ? Mon moi profond, mon moi véritable, ou mon moi superficiel, mon identité égotique ? Toutes mes réflexions passent à travers le prisme des critères de mon identité de matière, elles sont le résultat des jugements que je fais à travers la matière filtrante de mon égo. Le fruit de mes réflexions correspond à la vision de ce que je vis à travers les critères que j’ai fait miens : ce qui est bien pour moi, ce qui vaut le coup, ce qui est rentable, ce qui est plaisant, ce qui me rassure vis à vis de mes peurs ou de mes blessures, ce que je considère comme normal, obligatoire, juste, etc etc.
Donc, si nous résumons, d’où viennent nos pensées ? Nos pensées « réfléchies » nous viennent de notre identité de matière, et les pensées qui surgissent viennent soit de notre inconscient (dont nous ne savons pas grand-chose), soit de Dieu, soit du Diable.
« Je pense donc je suis »… Moi je me pose plutôt la question : quand je pense, qui suis-je ?
Ne paniquons pas ! Les pensées sont une chose, mais ce qui nous caractérisent vraiment, ce sont nos actes et nos paroles. Ne dit-on pas que nous sommes jugés sur nos actes ?
C’est pourquoi après s’être posé la question « d’où viennent nos pensées ? », il semble intéressant de se poser la questions « à quoi servent nos pensées ? »
Et bien justement, nos pensées servent de base à nos actes et nos paroles. C’est sur la base de mes pensées que je vais déclencher des actes ou des paroles. Par exemple, si via mes pensées, je considère que je ne suis pas d’accord avec quelqu’un, je vais le lui dire : « Je ne suis pas d’accord avec toi ! Je vais te dire ce que je pense ! » (parce qu’en plus on dit nos pensées...). Si au contraire, je suis d’accord, je vais dire : « Je suis d’accord avec toi. Tu as raison. J’aime bien ta manière de voir les choses». C’est la même chose pour nos actions. Si le fruit de mes réflexions m’amène à penser que ce serait sympas de partir en vacances à tel endroit, je me mets en action pour organiser ce voyage. Tous nos actes et nos paroles sont des conséquences de nos pensées, enfin des pensées que nous avons dans la tête…
Je pense que ça serait chouette d’aller en vacances en Tunisie… Enfin, mes pensées dans ma tête pensent que ça serait chouette d’aller en vacances en Tunisie… Enfin, celui qui est à l’origine des pensées dans ma tête pense que ça serait chouette que j’aille en vacances en Tunisie… Sympas de décider pour moi !
Quand nous obéissons à toutes les demandes de quelqu’un, je pense que nous pouvons dire que nous sommes asservi à cette personne. Nous, nous obéissons à toutes nos pensées, nous sommes donc asservis à nos pensées… ou asservis à ce qui est à l’origine de nos pensées...
En fonction de l’origine de nos pensées, soit nous sommes asservis à notre identité de matière, soit nous sommes asservis à une partie de notre inconscient, soit nous sommes asservis à Dieu, soit nous sommes asservis au Diable. Et la plupart du temps, nous ne nous posons même pas la question de savoir à qui nous sommes asservis.
« Il faudrait faire ça quand-même ! On ne peut pas laisser ça comme ça ! Il faudrait aider cette personne ! » Est-ce qu’à chacune de vos pensées, vous vous posez la question de savoir qui pense dans votre tête ?
Je ne saurais que trop vous conseiller d’arrêter de penser (lol !).
A défaut, vous pouvez évidemment continuer d’utiliser votre libre-arbitre. Ou devrais-je dire, que vous êtes libre de continuer à utiliser l’arbitrage de vos pensées…
Peut-être dois-je vous parler d’une autre voie ?
Je disais dans un autre texte que faire la volonté de Dieu n’était pas un asservissement, mais une libération. En effet, faire la volonté de Dieu permet de laisser Dieu nous guider vers cette libération. Faire la volonté de Dieu permet de se libérer de tout cela, de pouvoir penser par nous-même, de ne plus être asservi ni par notre identité de matière, ni par le Diable. Dieu nous souhaite libre, libre de penser en conscience (et en harmonie avec le plus grand), libre d’être qui nous sommes vraiment au plus profond de nous, libre d’être tel qu’Il nous a créé.
En 1993, dans les manifs étudiantes, je criais à plein poumon le slogan anarchiste suivant : « Ni Dieu ni maître ! ».
Moi qui ne voulait ni Dieu ni maître et qui me croyait libre, il m’aura fallu cinquante ans pour me rendre compte que j’étais asservi à des maîtres intérieurs à mon insu et que seul Dieu pouvait m’en libérer !

Laurent Auger
Fils de Dieu
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