Coeur ouvert et désarmé

Aujourd’hui je suis triste de voir le monde qui nous entoure. De toute part, les derniers bastions d'humanités partent en éclats. D’injustice en injustice, de violence en violence, de scandale en scandale, tout s’écroule…

Note : les termes soulignés et en gras sont définis dans le lexique divin. Vous serez surpris de voir que certaines définitions ne correspondent en rien à votre conception actuelle.

Se battre ! Se battre pour sauver l'humanité ! Allons mes frères et mes sœurs, ne laissons pas les choses ainsi ! Battons-nous ! (en plus ça colle avec l’actualité de ce mois d’octobre 2026...)

Mais au regard de toutes ces personnes au fil des siècles qui se sont battues pour sauver l'humanité et des résultats obtenus, avant de partir au combat, il semble légitime de se poser des questions : soit l'inhumanité est définitivement bien plus forte que l'humanité et le combat est perdu d’avance, soit se battre n'est pas la bonne solution…

Face aux injustices, à l’inacceptable, ce réflexe de devoir redresser les tors et de partir au combat est-il véritablement la bonne solution ?

Pour l’instant, l’histoire ne nous le confirme pas...

L'homme est créateur de sa réalité. Le monde qui nous entoure est le résultat de la somme de toutes les pensées, les paroles et les actions des hommes depuis que l'homme est. Ce qui est à l'extérieur de nous est le reflet de nos intériorités puisque nos pensées, paroles et actions prennent naissance à l’intérieur de nous avant d’être matérialisées à l’extérieur.

C'est pourquoi, toute énergie mise à changer l'extérieur sans s'occuper de l'intérieur est de l'énergie perdue. Car si nous continuons avec notre intériorité à produire le monde contre lequel nous luttons à l’extérieur, nous n’avançons pas beaucoup, nous nourrissons notre propre lutte...

Mais l'homme a l'habitude de regarder à l'extérieur plutôt qu'à l'intérieur. Il est tellement plus facile de trouver des coupables à l'extérieur de soi qu'à l'intérieur de soi... Il est tellement plus facile de critiquer les autres que de se regarder en face. Alors on critique et on se bat. Mais tout ça se passe toujours à l'extérieur.

Et à l'intérieur, qu'est ce qui se passe ? On juge, on critique, on accuse et on se bat ! De l'amour ? De la compassion ? De la bienveillance ?

Et à l'extérieur, qu'est ce qui se passe ? Pas de bienveillance, pas de compassion, pas d'amour ; Des jugements, des critiques, de la haine et de la violence.

Comment puis-je amener de l'amour, de la bienveillance et de l'humanité en me battant ? Quand on se bat, il n'y a pas d'amour, il y a de la division, il y a de la violence. Pourrait-on créer un monde d'amour par la violence ? Comment pourrais-je créer de l'amour à partir d'une lutte ?

Si je souhaite désarmer le monde, lui enlever ses armes, sa violence et sa haine, il faut que je commence par désarmer mon cœur.

Car "un cœur totalement ouvert et désarmé est plus fort que toute une armée".

Extrait du livre « Accepte l’amour que Je t’envoie – Je c’est Dieu » p41 :

Tout est possible : un cœur totalement ouvert et désarmé est plus fort que toute une armée. Imaginez lorsque tous ces cœurs s’unissent véritablement sans a priori, sans pensées, sans jugement.

Mais qu'est-ce qu'un cœur totalement ouvert et désarmé et en quoi pourrait-il être plus fort qu'une armée ?

Un cœur totalement ouvert est un cœur qui accueille les autres totalement, c’est à dire tels qu’ils sont, sans vouloir les changer, sans même avoir l’idée qu’on pourrait vouloir les changer.

Je n’aime pas les personnes qui s’énervent. C’est pas bien de s’énerver. Et bien avoir un coeur totalement ouvert, c’est aussi aimer les personnes qui s’énervent, c’est les aimer aussi quand elles s’énervent. Aimer leurs qualités, mais également aimer leurs défauts.

Un cœur totalement ouvert, c’est un cœur qui n’aime pas parce que ça correspond à ses attentes, mais tout simplement parce que c’est l’expression de la vie elle-même. C’est respecter la vie, c’est respecter ce que Dieu a créé. C’est mettre la Vie et Dieu avant nos critères d’évaluation, qu’ils soient personnels ou collectifs. Quelle est la valeur des nos critères face à la Vie et à Dieu ?

Un cœur totalement ouvert est un cœur qui n’est pas attaché à ce que les choses se passent de telle ou telle manière et qui n’attend pas de résultat particulier. C’est un cœur qui aime ce qui est.

Un cœur désarmé, c’est un cœur qui ne sort pas les armes dès qu’il y a quelque chose qui ne lui convient pas.

Les armes du cœur sont le jugement, la critique, le ressentiment, la rancœur et la haine. Un cœur désarmé n’offre aucune opposition. Il ne critique pas, il ne juge pas, il ne réclame pas justice, il pardonne.

Et Dieu dans tout ça ?

Un cœur totalement ouvert et totalement désarmé est l’expression même de l’enseignement de Jésus Christ.

Aimez vous les uns les autres.

• Jean 13:34 : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.

• Jean 15:9 : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. »

• Jean 15:12 : « Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »

Aimez vos ennemis

Matthieu 5

43 Vous avez appris qu'il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi.

44 Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent,

45 afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes

Jésus nous propose d’aimer d’un amour inconditionnel. Aimer les autres sans conditionner notre amour au fait que l’autre soit comme ceci ou fasse comme cela.

Jésus nous propose d’être un cœur totalement ouvert et désarmé pour tout et tout le monde sans condition.

Mais comment un cœur totalement ouvert et désarmé pourrait être plus fort qu’une armée entière ?

La question est d’autant plus pertinente qu’il est difficile de répondre à cette question par l’observation directe. En effet, les cœurs totalement ouverts et désarmés ne courent pas les rues, et personnellement, je déplore le fait de n’en avoir jamais rencontré...

Un ami m'a raconté une anecdote. Il avait un grief avec quelqu'un, alors il a été le trouvé, l'a pris par le col, et a commencé à lui coller des claques et à lui crier dessus. Et l'autre ne s'est pas défendu. il lui a dit "non, je ne me bats pas !". Alors mon ami a continué à lui crier dessus et à lui coller une ou deux autres claques puis s'est arrêté. Il me dit : " tu comprends, il ne se défendait même pas. Ca n'avait plus d'intérêt de continuer à lui taper dessus..." La réaction de l'autre personne, ne pas se défendre, ne pas lutter, ne pas essayer de se faire respecter etc l'a complètement déstabilisé. Ici, je ne suis pas sûr que cette personne avait un cœur désarmé... je pense plutôt qu'il s'est dit que s'il répondait à l'agression par l'agression, il s'en prendrait dix fois plus. Mais cette anecdote montre bien comment une réponse complètement différente peut déstabiliser, désarçonner, désarmer.

Car la violence se nourrit de la violence. Si elle n'est plus nourrit, elle disparaît...

Si plus personne ne s’oppose à moi, à qui fournir une opposition ?

Si plus personne ne s’oppose à moi, plus aucune opposition n’a de sens...

Si je décide de ne plus m’opposer à qui que ce soit, je ne fournis plus d’opposition.

Au foot, les deux équipes s’affrontent pour gagner. Il faut réussir à mettre des buts alors que les autres vont tout faire pour nous en empêcher. L’adversité est la base de ce jeu.

Imaginez un match de foot où l’équipe adverse vous laisserait mettre des buts. On prend le ballon, on avance, on avance et on met le ballon dans le but sans qu’aucun joueur adverses essayent de nous en empêcher… Très rapidement, cette activité perdrait tout intérêt. Je lutte parce qu’il y a en face de moi une adversité qui s’oppose à moi. Si il n’y a plus d’opposition, il n’y a plus de raison de se démener.

On voit bien comment ce modèle d’adversité est la base de toute la société humaine car même nos loisirs et activités ludiques sont basés dessus. L’adversité est ce qui donne du goût dans notre société basée sur l’affrontement et la rechercher de la victoire. Il faut s’affronter aux autres, aux problèmes, aux situations, aux éléments. Et un affrontement sans adversité manque cruellement de saveur… Et d’ailleurs, plus c’est difficile, plus la satisfaction est grande. Il a fallu lutter ! C’était pas gagné ! Ça nous a donné du fil à retordre ! Mais nous y sommes parvenus ! Quelle fierté !

Mais si il n’y a plus d’opposition, plus d’adversité, tout le modèle s’écroule. Et du coup, sans opposition, la lutte n’a plus d’intérêt.

Un cœur ouvert et désarmé ne recherche pas l’affrontement, ne cherche pas à convaincre, ne recherche pas la victoire et ne fournit aucune prise à l’opposition.

Un cœur ouvert et désarmé n’offre aucune opposition à une armée. Mais s’il n’y a pas d’opposition, la raison d’être de l’armée n’est plus.

Le cœur ouvert et désarmé ne détruit pas l’armée par le combat mais par le fait de ne pas lui donner de raison d’être.

Ne donnons plus de raison d’être à la violence, à la haine, à l’inhumanité.

Retrouvons notre humanité dans nos cœurs pour faire disparaître l’inhumanité dans le monde.

Laurent Auger
Fils de Dieu

Association loi 1901 à but non lucratif, La Voix de Dieu a pour objet l'épanouissement de l'être humain à travers la diffusion, la sensibilisation et l'enseignement des messages du Livre "Accepte l'amour que Je t'envoie" et notamment celui d'enseigner Dieu sans la religion et réapprendre à dialoguer avec le Plus Grand en direct...

Tel est le cœur de ce journal, proposer des articles, messages, vidéos, audios dont la vision est d'enseigner l'essence divine sacrée sans la religion ni le culte afin qu'elle transmute peu à peu en une nouvelle modalité de vie.

Les statuts de l'association sont consultables ici en format PDF.

S'ABONNER

Vous souhaitez recevoir gratuitement notre publication hebdomadaire ? Abonnez-vous ici...

Vous êtes sur le site du Journal de l'association loi 1901 La Voix de Dieu